Formation Bricolothérapie: La colère et la Bricolothérapie

Considérations Psychologique:

  • Étymologie: En français, colère descend du grec kholê, la bile, dont vient également le nom choléra. La Théorie des Humeurs soutenait jadis qu’elle était causée par l’échauffement de cette bile.
  • Biologie: La colère provoque plusieurs modifications physiologiques préparant le corps au mouvement et à la réaction. Elle déclenche une mobilisation de l’organisme entier. L’esprit est concentré sur le problème (plus particulièrement sur l’obstacle). Plusieurs réactions physiologiques sont déclenchées; elles sont particulièrement visibles lorsque la colère est intense. L’expression « la moutarde me monte au nez » traduit bien la sensation physique que produit le début de cette mobilisation physiologique.
  • C’est un très bon indicateur que quelque-chose ne nous convient pas !
  • La colère est une émotion simple qui traduit une insatisfaction réelle ou imaginaire.  Cette insatisfaction vient signifier qu’un besoin est insatisfait, qu’un désir n’est pas comblé, qu’une attente est sans réponse…
  • Selon l’importance de l’insatisfaction, la colère prend différentes formes.
  • La colère porte un double message: elle signale à la fois l’insatisfaction et ce que nous considérons comme « l’obstacle » à notre bien-être. La colère, en effet, est toujours vécue à l’égard de quelqu’un ou de quelque chose.
  • Elle engendre une mobilisation qui nous prépare à « l’attaque ». On devient prêt à se défendre, à conquérir ce qui nous apportera la satisfaction désirée. Essentiellement, la colère fournit l’énergie pour vaincre l’obstacle qui se dresse devant nous.
  • Comme toutes les émotions, la colère est une saine manifestation d’insatisfaction. Mais la façon dont on la vit peut parfois engendrer des problèmes.
  • Le problème n’est pas lié au fait d’être en colère mais à la manière dont elle est exprimée.
  • La colère, comme toute émotion, tant qu’elle n’est pas exprimée, reste à l’intérieur de nous et ressortira d’une manière ou d’une autre. C’est le principe de la goutte d’eau qui fait déborder le vase ou de certaines somatisations (Développer des maux à la place de mots). La colère finit par sortir mais pas forcément de la meilleure manière ! Il est préférable de libérer cette émotion de manière socialement adaptée (en prenant soin de soi et de son entourage).

Voici une liste non exhaustive de moyens que vous utilisez peut-être déjà ?:

Crier !

Pas n’importe où bien évidemment…L’exercice consiste à exprimer sa colère en criant de tout cœur… seul, en voiture (pas au feu rouge la fenêtre ouverte), dans la nature, chez vous (avec une bonne isolation phonique sinon les voisins risquent d’appeler les secours)…
Prenez soin de vous et de vos cordes vocales en vous arrêtant si vous ressentez de la douleur.

Faire du sport :

Utiliser l’activité physique que vous avez adopté mais au lieu de pratiquer ce sport innocemment, utilisez le en pleine conscience pour libérer votre colère : à chaque expiration souffler toute votre colère, à chaque inspiration remplissez-vous de calme, de douceur, de positif de sérénité… A répéter tant que vous ressentez de la colère en vous !

Taper :

Dans un coussin très mou ou un matelas (peut être combinée avec celle du cri) en pleine conscience : à chaque coup je me libère de ma colère !

Écrire ou dessiner

Prenez une feuille de papier et notez toute votre colère dessus ou dessiner voire même gribouiller à grand mouvement de poignet et de couleurs votre colère. Vous pouvez ensuite la mettre dans une enveloppe cacheter, la déchirer voire même la brûler.

Mais vous pouvez aussi utiliser la Bricolothérapie !

C’est ce que nous avons fait lors de la deuxième journée de formation

Nous avons réalisé:

  • des règles à colères (Quantifier sa colère n’est pas facile et l’exprimer à l’autre encore moins…aussi vive la règle à colère qui permettra de donner à voir son ressenti intérieur !)
  • des boites à colères (Pouvoir exprimer sa colère d’une manière socialement adaptée et la contenir)
  • des doudous à colères (Décharger sa colère est important…aussi le petit doudou à colère est là pour vous aider …)

 

Les règles, boites, doudous en cours de construction:

construction régle à colère et boite à colère

 

construction régle à colère et boite à colère 2

Les règles à émotions terminées:

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Les boites à colères construites:

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Les doudous à colères réalisés:

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Je vous explique tout cela en détail avec trois fiches Créapsy dés jeudi !!!

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Formation Bricolothérapie: L’arbre à émotion et à besoin

CONSIDÉRATIONS  PSYCHOLOGIQUES :

Exprimer ses émotions se les appropriées et les donner à voir d’une manière socialement adaptée est capitale pour le sujet. Aller à la rencontre de son humeur permet ensuite au sujet d’ajuster son comportement, trouver des solutions et agir en conséquence. C’est très utile pour l’entourage car cela lui évite de réagir de manière inadaptée face à une même situation : l’accompagnateur va adapter ses demandes et sa manière de communiquer en fonction de l’humeur exprimée par l’accompagné (ex : lorsque l’accompagné indique «  je suis en colère et j’ai besoin de me défouler », vous allez l’accompagner différemment que s’il indique « je suis en colère et j’ai besoin d’un gros câlin »).

Aussi nous avons réalisé des » arbres à émotions et à besoins » sur lesquels chacun a pu mettre son émotion du moment: joie, colère tristesse ou peur mais aussi donner à voir ce dont il avait besoin à ce moment là…

Beaucoup de créativité que je suis heureuse de partager avec vous !

 

Les arbres en constructions:

construction arbre à émotions et à besoins

 

 

Les superbes créations:

 

arbre1

arbre2

arbre3

 

Pour les photos les quatre émotions et les besoins ont été mis sur l’arbre. dans une utilisation quotidienne on ne donne à voir que l’émotion et le ou les besoins du moment.

Je vous explique tout cela en détail avec une fiche Créapsy dés jeudi !!!

 

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Formation Bricolothérapie: Les émotions

emotionsDEFINITIONS :

Une émotion (du latin motio « action de mouvoir, mouvement »)   est une réaction psychologique et physique à une situation. Elle a d’abord une manifestation interne et génère une réaction extérieure. Elle est provoquée par la confrontation à une situation et à l’interprétation de la réalité.                                                                                             En cela, une émotion est différente d’une sensation, laquelle est la conséquence physique directe (relation à la température, à la texture…).

La sensation est directement associée à la perception sensorielle. La sensation est par conséquent physique.

Quant à la différence entre émotion et sentiment, celle-ci réside dans le fait que le sentiment ne présente pas une manifestation réactionnelle. Néanmoins, une accumulation de sentiments peut générer des états émotionnels.

 

ORIGINES :

L’un des premiers traités sur les émotions est dû au philosophe René Descartes. Dans son traité Les Passions de l’âme, Descartes identifie six émotions simples : « l’admiration, l’amour, la haine, le désir, la joie et la tristesse » et toutes les autres en sont des compositions ou bien en sont des espèces.

Par la suite, Paul Ekman, (Psychologue américain, né le 15 février 1934,  ) fut l’un des pionniers dans l’étude des émotions dans leurs relations aux expressions faciales (théorie de détection des micro-expressions élaborée à partir d’études sur les sociétés primitives et leurs réactions universelles à diverses photographies). Il est considéré comme l’un des cent plus éminents psychologues du xxe siècle.

 

 LES EMOTIONS DE BASES : 

Les émotions secondaires, la nostalgie par exemple, sont des mélanges des émotions de base. On parle également parfois d’émotions mixtes pour nommer les émotions secondaires. Par exemple, d’après Paul Ekman la honte est une émotion mixte, à la base un mélange de peur et de colère (bloqué ou retournée contre soi)6.

 

POURQUOI  AVONS-NOUS DES EMOTIONS ? 

Souvent, il nous arrive de considérer nos émotions comme des obstacles, des erreurs ou des faiblesses. Nous cherchons alors à les contrôler et à les empêcher de se manifester.
Essentiellement, toutes nos réactions émotives sont là pour nous aider à nous adapter à chaque situation de notre vie. Elles servent à nous permettre de tirer le plus de satisfaction possible de chaque moment et d’éviter les obstacles et les dangers qui se trouvent sur notre chemin. C’est un peu comme un système de guidage très sophistiqué qui nous amène à notre principale destination: la satisfaction de nos besoins. On s’émerveille parfois devant le système de sonar dont se servent les dauphins pour se guider. Avec notre système émotif, nous n’avons rien à leur envier, bien au contraire !

Par exemple, la peur déclenche en nous des réactions physiques qui nous aident à faire face au danger plus efficacement. Notre vision devient plus précise, nos réflexes plus vifs, nos muscles plus forts et nous sommes moins sensibles à la douleur. Nous avons alors tout ce qu’il faut pour mieux réagir au danger en combattant ou en fuyant efficacement.

On voit souvent, dans de telles situations, des personnes qui accomplissent des choses dont elles seraient normalement incapables. Les athlètes en sont bien conscients et ils tentent de s’en servir pour atteindre des performances supérieures, en mettant cette intensité au service de leurs objectifs.

En fait, nos émotions sont la partie la plus importante de notre système de guidage: elles fournissent l’information nécessaire et les indices pour la rendre utilisable. En effet, nos sentiments et nos émotions nous informent continuellement sur la situation dans laquelle nous sommes et sur notre état intérieur. Plus précisément, cette vie émotive nous renseigne sur l’effet des événements et de nos propres actions sur notre équilibre intérieur.

À chaque moment, mes réactions émotives m’indiquent dans quelle mesure mes besoins sont satisfaits ou insatisfaits Elles me montrent jusqu’à quel point la situation ou les événements me conviennent vraiment.

Lorsque nous pensons aux émotions de ceux qui nous entourent, cette réalité nous apparaît plus évidente. Par exemple, si mon ami devient triste pendant que je parle, je sais immédiatement que ce que je viens de dire ne correspond pas à ce qu’il voudrait. De même, si ma conjointe se fâche, il m’apparaît évident qu’elle considère ce que je disais comme un obstacle à sa satisfaction.

Pourtant, lorsque nous pensons à nos émotions, il arrive souvent que nous soyons moins clairvoyants. Nous serons portés à considérer notre tristesse non pas comme un signe important à considérer, mais comme une faiblesse relativement inacceptable. De même, nous traitons souvent notre colère comme un manque de maîtrise et non comme une énergie utile pour vaincre un obstacle sérieux.

Parfois, il nous arrive d’accuser les autres d’avoir des réactions émotives excessives. Mais là encore, il est facile de déceler le motif de cette évaluation: nous considérons la réaction de l’autre comme trop forte ou trop émotive lorsqu’elle dérange notre démarche, lorsqu’elle nuit à l’atteinte de nos objectifs. Personne n’accuse un autre de l’aimer trop fort à moins d’être en train de chercher à s’éloigner de cette personne. Ce n’est pas sa recherche de satisfaction que nous dénonçons alors, c’est la difficulté supplémentaire qui en résulte pour notre séparation.

 

 

DES MESSAGES PRECIS :

Chaque émotion ou sentiment nous donne un message précis à propos de notre équilibre intérieur. Ainsi, la colère nous indique que notre organisme a décelé la présence d’un obstacle. De même, la tristesse est présente lorsque nous subissons une perte ou lorsque nous souffrons d’un manque. La liste des exemples serait longue, car chaque sentiment est porteur d’un message particulier.

Heureusement, il n’est pas nécessaire de nous promener avec un manuel de traduction pour connaître le sens particulier de chacun, il suffit d’y être soigneusement attentif et de le ressentir complètement. Si je suis réceptif et curieux devant les sentiments et les émotions qui apparaissent dans mon monde intérieur, il est assez facile d’en comprendre les messages.

Mais par contre, si je m’objecte et si je considère ces réactions comme peu appropriées, cela ne les empêchera pas d’exister, mais leur signification ne pourra devenir claire. En fait, mes sentiments commenceront alors à prendre des formes différentes qui refléteront non seulement le déséquilibre initial, mais également les déséquilibres supplémentaires qui apparaîtront à partir du moment où je repousserai mon sentiment.

 

Ça semble bénin: je ne fais que repousser un sentiment. Mais en fait, c’est la première marche de la descente aux enfers. Comme nous allons le voir, c’est le premier pas vers une multitude de problèmes en tous genres.

 

Et c’est le début des complications! Les frustrations s’accumulent et les sentiments deviennent plus intenses, tellement que j’en viens facilement à les considérer comme disproportionnés. Mon émotion reflète alors non seulement ma réaction à l’événement particulier à l’occasion duquel elle se manifeste, mais également ma frustration accumulée dans plusieurs autres situations analogues. Ma réaction est trop forte pour la situation présente, mais elle est exactement de la bonne intensité pour s’adresser à l’ensemble des situations auxquelles j’ai refusé de réagir. Et c’est justement ce que je fais maintenant: je réagis à toutes ces situations à la fois. C’est la deuxième marche, plus glissante que la première, celle où j’accumule les frustrations.

 

L’exemple le plus fréquent de cette accumulation, c’est celui où on a l’impression d’être comme une bombe. Par exemple, on n’en peut plus de se laisser mener par le bout du nez, on s’en veut d’être incapable de dire non, on en a marre de se laisser traiter comme si on n’était rien. C’est alors comme une impossibilité physique: plus rien ne passe, on est tout simplement incapable d’accepter une frustration supplémentaire. La coupe est pleine, comme on dit!

 

Mais encore là, tant que mes émotions demeurent vivantes, tout n’est pas perdu. Je considère peut-être que mes réactions sont exagérées, mais elles continuent à m’indiquer le chemin à suivre. Il est encore assez facile de les écouter et d’en tenir compte; il suffit que je le décide. Ça prend un peu de courage pour faire face à la question qu’on évite depuis un certain temps, mais c’est encore relativement facile. C’est l’étape suivante qui est vraiment dangereuse: celle où je parviens à étouffer mes émotions, à les empêcher de ressortir de temps à autre.

 

LES EMOTIONS ETOUFFEES SONT COÛTEUSES  

 

C’est ce qui arrive souvent dans les relations de couple insatisfaisantes: je suis de plus en plus insatisfait, mais je crois de moins en moins à la possibilité de parvenir à une solution. Alors, plutôt que de continuer à ressentir la colère qui monte en moi et qui pourrait servir à briser le cercle vicieux, je choisis de l’étouffer. Je ne veux plus faire de scènes inutiles, je ne crois plus qu’il est utile de soulever encore une fois le problème pour arriver toujours à la même impasse, je ne veux pas d’une violente querelle devant les enfants, je trouve moins fatigant de bouder ou de boire… Tous les prétextes peuvent servir et chacun comporte une part de vérité, mais le résultat final est toujours le même: je choisis de m’éteindre. C’est la troisième marche de la descente vers la perte de soi.

Et ce choix, on le paye chèrement! Le premier et le plus grave prix à payer, c’est une forme d’indifférence intérieure: on ne souffre plus vraiment, on ne réagit plus tellement, on est comme neutre. Et ce n’est pas seulement avec la personne devant laquelle on étouffe ses réactions, c’est un peu partout. Cette indifférence s’étend comme une tache d’huile. En fait, on est psychologiquement ou émotivement mort! Comme un mort, on n’a plus de réaction et nos réflexes disparaissent, même ceux qui servent à la survie. Un mort n’a pas besoin de réflexes de survie!

Bien sûr, on peut se donner l’illusion de demeurer vivant: on se passionne pour le football, on plonge à fond dans le travail, on s’absorbe dans un hobby accaparant, on investit tout dans un enfant ou un chat. Mais du point de vue de nos besoins psychologiques les plus importants, c’est la démission, avec la nostalgie ou l’amertume qui suivent de près.

Si cette indifférence émotive apparente dure trop longtemps, on glisse vers la quatrième marche: celle où des indices secondaires accaparent notre attention. Plusieurs maux nous guettent alors: dépression, angoisse, phobies, stress, migraines, maux de dos. Tous ces problèmes découlent de notre capitulation ou de notre aveuglement volontaire. Ce sont les résultats directs de nos façons de fuir, de nous engourdir, d’éviter de voir ou de savoir ce qui ne va pas.

Tout comme les émotions et les sentiments du début, ces réactions sont les indices de notre organisme pour attirer notre attention sur des manques importants par rapport à nos besoins principaux. Mais cette fois, les indices sont beaucoup plus difficiles à décoder. Premièrement, parce qu’ils sont très indirects: les réactions saines (sentiments et émotions) se sont transformées en problèmes (symptômes) qui empirent encore la situation. Deuxièmement, les nouveaux indices sont difficiles à utiliser parce qu’il s’agit de problèmes qui exigent des solutions supplémentaires. En accaparant notre attention, ces problèmes la détournent du manque de satisfaction qui persiste et nous empêchent d’y remédier. Il devient donc difficile de s’attaquer à la cause réelle de nos maux, car elle est cachée derrière un mal qui prend de plus en plus de place.

LES FAUSSES REPONSES AUX BESOINS

Souvent, à cette étape, on commence à s’inquiéter. Les symptômes nous alarment et nous cherchons à comprendre ce qui ne va pas. C’est la solution la plus saine, mais aussi la plus exigeante. Si nous parvenons à ne pas nous laisser distraire par les problèmes secondaires, il est possible de remonter la pente.

Mais il arrive très souvent que cette inquiétude débouche sur une nouvelle forme d’évitement: la recherche de satisfactions compensatoires. C’est la cinquième marche d’un escalier de plus en plus glissant. Par exemple, on peut se faire illusion en recherchant l’admiration ou l’attention constante de notre entourage, en cherchant à accumuler l’argent ou le pouvoir, en s’impliquant dans des guerres interminables ou dans de folles aventures amoureuses.

Dans ce cas, les indices de notre malaise deviennent encore plus difficiles à reconnaître. Comme il nous semble normal d’être anxieux avant de donner un spectacle, dans une situation de conflit, en tentant de conquérir une personne ou un groupe, il est difficile de reconnaître le signal d’alarme plus fondamental que nous donne notre organisme. On ne voit plus que le malaise réel vient de notre profonde insatisfaction, car nos joies et nos difficultés ponctuelles nous la dissimulent. L’excitation cache la frustration et tente en vain de remplacer la satisfaction.

Et alors, on devient insatiable: la recherche d’attention, de pouvoir, d’argent ou d’admiration est interminable parce que le besoin qu’on cherche à combler n’est pas le bon. C’est comme si on était devenu dépendant d’une drogue: le besoin augmente à l’infini. Mais ces paradis artificiels sont remplis d’illusions et de cruelles déceptions: toute l’admiration au monde ne vaut rien pour nourrir émotivement la personne qui a besoin d’être aimée! Quelques suicides de vedettes trouvent ici un sens nouveau.

 

LES COMPLICATIONS PHYSIQUES :

Mais alors, les problèmes deviennent encore plus graves et plus insidieux. C’est notre corps qui devient la voix de nos besoins: ulcères, troubles cardiaques, maladies de la peau, insomnie et plusieurs autres troubles physiques apparaissent comme des cris d’alarme de notre organisme qui n’en peut plus. C’est la sixième marche: les symptômes nous indiquent qu’il s’agit d’une situation grave et urgente. Mais aurons-nous le courage, cette fois, d’y être attentifs? Pourquoi maintenant?

Plusieurs personnes entreprennent une démarche pour s’attaquer au problème lorsqu’elles sont rendues à ce stade. Souvent, elles iront chez le médecin dans l’espoir d’une solution physique simple. Un médicament, une chirurgie, un programme de conditionnement physique, une diète, ou même de la physiothérapie apparaissent alors comme des solutions désirables.

Elles sont vivement déçues lorsque leur médecin leur parle de stress, de burnout, de dépression et de l’importance de traiter le côté psychologique de leur vie. Elles restent longtemps sceptiques devant le psychologue qui tente de les aider à voir combien leur vie a besoin d’un réajustement, combien leur couple est un poids, combien il leur faudra changer leur façon de vivre pour arriver à une solution.

Souvent, à ce stade, ce n’est même plus une question d’avoir le courage de regarder le problème en face. D’une part, on est convaincu qu’il s’agit d’un problème physique auquel il faut des solutions physiques. D’autre part, on est alors tellement mêlé et confus qu’on désire vivement s’en remettre à quelqu’un d’autre pour identifier le problème et la solution. On a renoncé à se comprendre et on cherche partout les promesses d’un mieux-être.

Le médecin nous dit: « c’est psychologique », « c’est entre les deux oreilles ». Mais c’est révoltant, car le mal est réellement présent, on le ressent vraiment. Il est tentant alors de consacrer son énergie à prouver au médecin qu’il se trompe, que le problème existe vraiment, qu’il ne s’agit pas d’une maladie imaginaire! Dans un premier temps, on ira chercher l’opinion d’un deuxième médecin, puis d’un troisième… Par la suite, on en viendra à faire appel à tous ceux qui nous promettent une guérison ou au moins une compréhension de notre situation: guérisseurs, conférenciers et livres de psychologie deviennent alors nos voies de solution. Oui, même la lettre du psy peut être une fausse solution remplie d’illusion.

LE CHEMIN VERS LE MARASME : 

En résumé, on peut comparer ce cheminement à un escalier qui descend vers le marasme psychologique. C’est le passage dangereux qu’on emprunte si on refuse de prendre nos sentiments et nos émotions au sérieux et si on refuse de tenir compte des messages qu’ils véhiculent. Cet escalier très glissant nous invite à continuer toujours vers le bas; seul un choix volontaire, appuyé sur une bonne compréhension des forces en jeu, peut nous permettre de rebrousser chemin vers une vie saine et satisfaisante.

Voici un résumé des étapes de ce cheminement néfaste. Le fait de le connaître et de savoir déceler où nous en sommes sur cette voie est déjà un élément de solution.

  1. Contester, repousser ou contrôler le sentiment ou l’émotion.
  2. Accumuler les frustrations, émotions ‘excessives’.
  3. L’élimination des indices (indifférence).
  4. Les réactions secondaires (angoisse, phobie, stress, dépression).
  5. Les satisfactions illusoires et compensatoires.
  6. Les problèmes et solutions physiques.
  7. La tournée des médecins et des ‘gourous’.

 LA BRICOLOTHERAPIE POUR RENVERSER LA VAPEUR !!!!

 

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( Sources: www.redpsy.com/infopsy/emotions.htm; wikipédia, sophie Laplaze)

 

Formation Bricolothérapie: Le Concept

A) DEFINITION:

« La Bricolothérapie » ou bricolage thérapeutique est un concept  introduit  en 2012 par la psychologue Sophie JUANES-LAPLAZE, mais qui pourra sembler familier. Celui-ci consiste à offrir aux personnes en souffrance « un support plus concret pour exprimer leurs difficultés, pour matérialiser celles-ci au travers d’une création ». C’est parfois difficile de s’exprimer avec des mots. Il est alors courant chez le psychologue d’avoir recours au dessin, au jeu…

La Bricolothérapie emprunte un peu de ces deux médiums en employant un nouveau moyen d’expression : le bricolage.                                                                                                                                                                                                   Attention, il ne s’agit pas de bricoler pour bricoler, mais « de construire quelque chose qui a du sens, en lien avec ses problèmes ». Pour les plus petits ou les plus en difficultés l’adulte est bien, évidemment, amené à l’assister dans cette construction, voire, à faire le plus gros du travail, mais c’est bien la personne qui doit donner du sens à la création.

N’allez surtout pas croire que la Bricolothérapie est réservée aux enfants en souffrance psychologique, elle est au contraire un excellent moyen d’aider toutes les personnes de 0 à 99 ans (et plus encore !)  à surmonter leurs petits tracas du quotidien.

La création n’a rien de magique  en elle-même. Mais le simple fait d’avoir agi activement contre sa souffrance aide la personne à la surmonter, à la dépasser. Le processus de création est ainsi tout aussi important que l’objet fini.

 

B) GENESE DE LA BRICOLOTHERAPIE :

La Bricolothérapie  découle de l’Art –Thérapie  (Méthode visant à utiliser le potentiel d’expression artistique et la créativité d’une personne à des fins psychothérapeutiques ou de développement personnel) et elle s’appuie :

  • sur le potentiel créatif du sujet :    La créativité fait partie de la vie… C’est un moyen efficace pour résoudre les problèmes et/ou affronter les périodes critiques de la vie…
    La créativité est l’aptitude à concevoir la réalité autrement… Elle permet au sujet de passer d’un mode de pensée habituel à un mode de pensée intuitif et imaginaire, qui lui permet de puiser des idées ressources dans son inconscient et de créer de nouveaux concepts, élargissant de ce fait la palettes des ressources et de solutions possibles
    Selon Victor LOWENFELD (Educateur) le potentiel créatif chez l’enfant nécessite simplement pour s’épanouir d’être mis EN PRATIQUE.
    Pour D.W WINNICOTT (Pédiatre et Psychanalyste Britannique),le jeu créatif est essentiel au développement de l’enfant et serait l’intermédiaire par lequel l’ enfant pourrait s’exprimer et se libérer de ses angoisses.
    La créativité est un outil d’intervention efficace en psychothérapie.
  • Et sur la notion d’objet transitionnel défini par Donald WINNICOTT:     Un objet transitionnel est un objet utilisé par un enfant à partir de l’âge de 4 mois pour représenter une présence rassurante (comme celle de la mère). Donald Winnicott fut le premier à parler de l’objet transitionnel ainsi que des phénomènes transitionnels au début des années 1950, soulignant soigneusement que leur existence était fonction des enfants. En effet, si tous les enfants occidentaux n’y ont pas recours, le phénomène est plus rare encore, voire le plus souvent inexistant, dans les sociétés extra-occidentales.

 

C) L’OBJET TRANSITIONNEL :

L’objet transitionnel est donc un objet privilégié, choisi par l’enfant ou l’adulte.

Objet généralement doux au toucher, il permet au bébé de lutter contre l’angoisse (angoisse de séparation  tout particulièrement) en gardant un minimum de sentiment de contrôle par la manipulation.

L’objet transitionnel devra survivre aux  différentes émotions qui habitent l’enfant lors de son développement. Par la suite quand apparaît et se développe le langage, l’objet transitionnel pourra être nommé.

L’objet transitionnel est donc un moyen pour l’enfant d’accéder à l’objectivité et de de survivre aux différents sentiments qu’il vit

L’espace transitionnel est le lieu de repos psychique entre la réalité (qui prend de plus en plus sens) et les sensations, les émotions qu’il doit gérer.

 

D) FONCTION :

L’objet transitionnel vient remplir une fonction essentielle : celle de défense contre l’angoisse. L’objet vient pour rassurer l’enfant, le réconforter, et tout parent connaît ce rôle. Winnicott précise surtout qu’il s’agit d’une protection contre l’angoisse de type dépressif, soit l’angoisse, justement, de perdre l’objet, c’est-à-dire l’objet maternel.

Winnicott précise que sa vie durant, le sujet utilisera des objets transitionnels. Mais ces objets auront bien évolué.

 

E) PHENOMENES TRANSITIONNELS :

Dans la Bricolothérapie, la création serait l’objet transitionnel et le processus de création permettrait la mise en mot et l’élaboration psychique de la problématique du sujet. La création, l’objet permettrait de faire du lien entre la vie psychique du sujet et l’extérieur par le biais du symbolique.

La bricolothérapie s’appuie sur le concept d’espace potentiel développé par Donald WINNICOTT dans l’ouvrage  «  Jeu et Réalité ».

 

F) DEVELOPPEMENT DE LA BRICOLOTHERAPIE EN FRANCE:

– Concept tout récent (2012) en cours de développement

– Formation « La bricolothérapie au quotidien «  à l’ACTIF à la Grande Motte Avril 2015

– Livre en cours. Sortie prévue Décembre 2015.

 

G)  LA MEDIATION THERAPEUTIQUE :

La Bricolothérapie exerce la fonction de tiers thérapeutique et permet de créer un espace de communication, d’expression entre l’accompagnant et le sujet en souffrance. L’objet réalisé permet au sujet d’apprivoiser,  de donner à voir et de dépasser sa souffrance. Le résultat artistique du bricolage n’est nullement l’objectif, c’est le sens et la mission que le sujet attribut à l’objet qui est primordial.

 

H) DOMAINE D’INTERVENTION DE LA BRICOLOTHERAPIE :

Les publics visés :

Le public auquel s’adresse la Bricolothérapie est un publique en souffrance psychique. Il s’adresse essentiellement aux enfants mais aussi aux adultes et aux personnes âgées.

Les lieux de pratique :

La bricolothérapie peut se pratiquer en exercice libéral dans le cabinet d’un psychologue, ou un atelier d’Art-thérapie ( ou plutôt  d’un bricolothérapeute), mais aussi en institution médico-sociale ou de soin ( IME, ITEP, ESAT, Foyer de vie , MAS, Hopital de jour, Hopital, EHPAD, maison de retraite…)

Elle peut se faire soit en individuel, soit en groupe.

Méthode :

Identifier avec le sujet en souffrance la problématique rencontrée et les moyens qui lui permettraient de dépasser celle-ci.

Déroulement d’une séance ou d’un atelier :

Temps d’accueil et de mise en mots de la problématique ou lors des ateliers de groupe de mise en mots des participants sur la problématique qui a été choisie ( exemple lors des » Goûter-Parlotte »).

Temps de production de l’objet transitionnel qui peut prendre plusieurs séances

Temps d’échange autour du travail de production (Vécu durant la production, étape futures à réaliser, ..)

 

I) LES DIFFERENTES MEDIATIONS:

– la couture

– le crochet

–  la photographie

– le scrapbooking

– le scrapboxing

– la porcelaine froide

– la pâte à modeler et les différentes pâtes

– le collage

– le dessin

– L’écriture

– Les marionnettes

– Les bandes dessinées

– La vidéo…

 

J) BIBLIOGRAPHIE :

  • Winnicott (D. W.),Les objets transitionnels, Paris, Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot », 2010 (comprend notamment « Objets transitionnels et phénomènes transitionnels » publié initialement in De la pédiatrie à la psychanalyse, pp. 109-125, Payot, 1969).
  • Winnicott (D. W.),La mère suffisamment bonne, Paris, Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot », 2006.
  • Winnicott (D. W. Jeu et réalité, Paris , Payot, coll « Petite Bibliothèque Payot »
  • Article « La bricolothétaie » dans le magasine Créative
  • Article sur «  La colère et la Bricolothérapie » chez Lait fraise magasine.
  • Article sur « le sommeil et la Bricolothérapie » dans le magasine BABYMAG.

 

K ) QUELQUES CREATIONS DE BRICOLOTHERAPIE :

craspouet1Le théâtre magique :

Le théâtre magique est composé de différentes poupées ou marionnettes représentant chacune des émotions. On pourra ainsi trouver la fée soucis, la fée colère, la fée joie… Celles-ci permettront lors de la confection d’aider à identifier ses émotions puis, une fois terminées, d’aider à les exprimer, à mettre des mots dessus.

léo 1 Le doudou thérapeutique :

Le doudou est toujours l’histoire d’un lien entre l’enfant et ses parents, il remplace ces derniers au moment de l’endormissement, car ils ne peuvent pas toujours être présents. Si parents et enfants ont réalisé ensemble ce doudou, le lien en est d’autant plus fort ! Faire un doudou soi-même est d’ailleurs un bon moyen de le rendre encore plus rassurant : on peut le parfumer, y intégrer une bouillotte sèche et tout simplement le confectionner selon les désirs du premier concerné.

cra8 La poussière d’étoiles.

Il ne s’agit que d’un simple bocal empli de paillettes bleues, mais en décorant le bocal, l’enfant confèrera à la poudre ses propriétés protectrices. Il lui suffira alors d’en souffler une pincée au pied du lit et de prononcer sa propre formule magique pour créer un périmètre de sécurité et éloigner les monstres qui rodent. L’enfant devient alors acteur de son propre endormissement.

 

 

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Formation BRICOLOTHERAPIE : 1ère Journée

Nous avons commencé notre première demi-journée par le classique tour de table des stagiaires : à ma grande joie 12 départements français  étaient représentés !!!! Les stagiaires (Educateur- Spécialisé, Moniteur-Educateur, Aide-Médico-Psychologique, Assistante Sociale) venaient d’établissement médico-social enfant et adulte, du secteur de la protection de l’enfance, de foyer mère-enfant et de foyer d’accueil d’urgence pour les femmes victimes de violences conjugales.

Je me suis bien évidement présentée et j’ai présenté le contenu de la formation :

résumé 1

  • Présentation de la Bricolothérapie
  • Réflexion sur la créativité
  • Réflexion sur les émotions
  • Fiche Créapsy N° 1 : L’arbre à émotions
  • Les médiums de la bricolothérapie
  • La colère et la Bricolothérapie
  • Fiche Créapsy N°2 : La Règle à colère
  • Fiche Créapsy N°3 : La boite à colère
  • Fiche Créapsy N°4 : Le porte-clefs à colère
  • La tristesse et la Bricolothérapie
  • Fiche Créapsy N°5 : La tasse aux larmes
  • Fiche Créapsy N°6 : Le carnet à tristesse
  • Fiche Créapsy N°7 : Le bocal à douceurs
  • Les mots de la nuit et la Bricolothérapie
  • Fiche Créapsy N°8 : » L’endormisseuse »
  • Fiche Créapsy N°9 : La bouillote réconfort
  • Fiche Créapsy N°10 : La fée à soucis
  • La peur et la Bricolothérapie
  • Fiche Créapsy N°11 : La cage à peurs
  • La famille KIGUERITOUT
  • Bibliographie diverse et variée
  • résumé 2                                                                                                                                                                                          QUI SUIS-JE…

    avatarmoi2

    Une Psychologue passionnée et un peu farfelue, une maman de doudou thérapeutique, « La Famille KIGUERITOUT », une Marchande de Mots que j’échange contre des Maux, une touche à tout en matière de Bricolage et parfois même comme certains de mes petits patients aiment à le pensée…une fée, mais chut ! Ça c’est un secret !!!

    J’ai eu droit un jour à un fabuleux poème, d’une jeune Mathilde :

    Sophie,

    C’est ma psy,

    Elle m’enlève mes soucis et me guérie !

    On peut arriver en pyjama,

    Cela ne la dérangera pas.

    Sophie, elle fait de la magie !

    Elle essaie de le cacher

    Mais moi je le sais,

    C’est une fée !

    C’est la meilleure,

    On peut l’appeler à toutes les heures !

    Je l’adore

    Elle est en or !

     

    Pour les choses un peu plus sérieuses, j’ai

    -un DESS de Psychologie Clinique et Pathologique obtenu à l’Université Paul Valéry à Montpellier,

    – 20 ans d’expérience dans le secteur Médico-Social,

    – 14 ans d’expérience en tant que Formatrice également sur le secteur Médico-Social,

    – Et je suis installée en libéral depuis 16 ans à Prades le lez dans l’Hérault.

    J’adore la couture, les pois, la dentelle, le crochet, les tissus à poils, la photographie, le scrapbooking, le scrapboxing, la porcelaine froide, la pâte à modeler, les histoires de monstres et de sorcières gentilles, les livres de psychologie et de bricolage, les émotions en tout genre et surtout j’aime utiliser et associer plusieurs de ces techniques à la fois.

    Comme vous avez dû le comprendre j’adore bricoler : je suis toujours aussi heureuse lorsque je réalise « quelque chose » ou que j’aide quelqu’un à réaliser un « quelque chose ». C’est toujours magique de voir ce «  quelque chose »qui n’existait pas avant, prendre forme et naître entre nos mains pour devenir un objet unique et précieux et ce d’autant plus que cet objet est destiné à aider quelqu’un à dépasser sa problématique psychologique.

    J’ai réussi il y a quatre ans maintenant à associé ma passion pour la Psychologie et le Bricolage : la Bricolothérapie était née !

    J’ai aménagé dans mon cabinet de Psychologie un atelier que j’ai nommé «  L’Atelier Créapsy »… Mon cabinet déjà atypique s’est littéralement transformé en caverne d’Alibaba…

    J’aime passer des heures dans cet espace ( qui devient même en dehors des consultations espace de jeux pour mes enfants car mon cabinet se trouve au rez de chaussée de ma maison) entouré de mes livres de psycho, de mes CD de relaxation, des tissus, boutons, fils de différentes couleurs, petits et grands KIGUERITOUT en cours de réalisations qui attendent patiemment la prochaine séance de leur «  Constructeur-créateur », suspendus à un fil d’étendoir qui traverse toute la pièce et donne à voir toutes ces fabuleuses créations.

    J’ai toujours un stylo à portée de main et un appareil photo pour dessiner un nouveau projet, noter ou photographier une idée intéressante.

    Ce que je n’aime pas, c’est faire des objets en séries qui n’ont pas de destinataire précis et surtout qui ne sont pas destinés à accompagner une problématique psychologique en particulier.

    Face à la demande grandissante de KIGUERITOUT, je me suis résolue à voir les choses autrement…Je ne connais pas les personnes pour qui l’objet est réalisé, mais j’ai choisi d’être aidée dans leur réalisation par des personnes pour qui cela a du sens de participer à cette création (Merci aux travailleurs d’ESAT et surtout à celle que je nommerai Madame VAN).

 

résumé 3